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Qu’est-ce qu’une allergie aux poussières de maison ?

Le nom induit en erreur, car la cause des symptômes allergiques dont souffrent tant de personnes, n’est pas la poussière présente dans la maison. En réalité, ce sont les déjections des acariens, présentes dans la poussière, qui sont à l’origine des yeux rouges et irrités et d’une envie constante d’éternuer. C’est pourquoi cette allergie est parfois aussi appelée allergie aux acariens. Contrairement à l’allergie aux pollens, l’allergie aux acariens est présente toute l’année.

Qu’est-ce qui déclenche une allergie aux poussières de maison?

Le coupable vit pour ainsi dire dans notre lit : l’allergie aux poussières de maison est causée par de microscopiques arachnides, présents en grand nombre dans toutes les maisons et qui apprécient tout particulièrement les endroits bien chauds, tels la literie. Le système immunitaire des personnes allergiques réagit de manière excessive aux déjections des acariens, lesquelles se dessèchent, se décomposent et se mélangent aux poussières de maison. En outre, les acariens ne présentent aucun danger pour l’homme. Ils ne transmettent aucune maladie, ne piquent pas et ne mordent pas.

Que sont les acariens ?

Les acariens sont des organismes microscopiques, invisibles à l’œil nu. Ces petits animaux inoffensifs se nourrissent de cellules épithéliales humaines et animales et apprécient tout particulièrement les espaces chauds et humides. Leurs déjections se logent principalement dans les tissus, donc les matelas, les couvertures, les tapis, les meubles garnis, les doudous ou les rideaux.

Comment reconnaître une allergie aux poussières de maison ?

Étant donné que les symptômes d’une allergie aux acariens se distinguent difficilement de ceux d’un simple rhume, il faut parfois un certain temps avant que l’allergie soit diagnostiquée. Les symptômes allergiques éventuels sont les suivants :

  • larmoiements, yeux rouges et irrités 

  • envie d’éternuer

  • rhinorrhée (nez qui coule)

  • toux

  • maux de gorge

  • larynx irrité

  • maux de tête

  • peau rouge et gonflée

  • détresse respiratoire

À quel moment les symptômes sont-ils les plus fréquents ?

La concentration des acariens est la plus élevée à la fin de l’été et à l’automne. En hiver, la charge allergique est aussi importante, car de nombreux acariens meurent en raison de la sécheresse de l’air ambiant. En effet, lorsque les corps et les déjections des acariens se décomposent, les allergènes sont libérés en grand nombre. Les personnes allergiques éprouvent le plus de difficultés la nuit et le matin, car les allergènes se dispersent pendant votre sommeil.

Comment traiter une allergie aux poussières de maison ?

De manière générale, en cas d’allergies : évitez l’exposition aux allergènes avant le traitement. Rester à l’écart ou éviter autant que possible l’allergène concerné vous permet aussi de diminuer les symptômes. Un tel comportement constitue non seulement un élément important du traitement, il a aussi un effet prophylactique. 

Les douches nasales et les sprays nasaux sont des remèdes naturels qui soulagent

Les produits médicaux et les médicaments, tels que les antihistaminiques et les solutions glucocorticoïdes combattent les symptômes aigus, mais pas les causes. En revanche, le nettoyage naturel des voies respiratoires peut aussi offrir un soulagement, par exemple au moyen d’une douche nasale. Une barrière naturelle préventive peut aussi être constituée à l’aide de baume nasal. En cas d’utilisation de sprays nasaux ou de gouttes nasales, la personne allergique doit veiller à ne pas acheter de produits décongestionnants (contre le nez bouché), car au fil du temps la muqueuse nasale va s’y habituer et une accoutumance risque de s’installer. Ceci n’est pas le cas des douches nasales contenant des sels minéraux, tels que les produits Rhinicur. En effet, ceux-ci peuvent être utilisés pendant des périodes prolongées également.

L’immunothérapie s’attaque aux causes

Lorsque la charge allergique est trop élevée, une hyposensibilisation peut offrir une solution, afin de s’attaquer à la racine du mal. Lors du traitement, aussi appelé immunothérapie, le corps est lentement habitué à la substance allergène. À cet effet, celle-ci est administrée à intervalles réguliers et en doses de plus en plus grandes – sous forme de gouttes ou d’injections. Le traitement requiert de la patience : une hyposensibilisation peut durer plusieurs années. En revanche, il est établi qu’elle s’attaque aux causes de l’allergie et qu’elle ne soulage pas seulement les symptômes. En cas de traitement couronné de succès, le système immunitaire apprend à ne plus réagir de manière excessive à l’allergène.

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